Il y a autant de façon de vivre la maternité qu’il y a de mamans. Autant de façons d’élever un enfant qu’il y a de parents. Et à travers toutes ces différences, il y a des émotions qui se ressemblent. En voici trois qui malgré toutes les nuances individuelles qu’elles comportent, sont probablement vécues par nous toutes.

Vulnérabilité

Se mettre à nue. Carrément. Prendre une distance de notre pudeur tout en embrassant notre féminité, cette chance que l’on a de donner la vie. Savoir qu’à partir de là nous ne partagerons plus notre corps, qu’il nous reviendra. Que les rôles de mère et de femme se chevaucheront pour le restant de notre vie. Accepter le fait que nous aurons besoin d’aide afin que ces deux chapeaux cohabitent bien ensemble. De l’aide pour s’occuper du petit humain qui vient d’atterrir dans notre monde. Parce qu’on ne saura pas toujours quoi faire. Parce que les premiers bobos seront probablement source d’angoisse. Parce que l’on apprendra en même temps que lui et qu’on ne fera pas toujours les bons choix. De l’aide pour ne pas nous oublier. Prendre soin de nous. De notre état d’esprit qui peut parfois devenir gris à travers le manque de sommeil et la charge mentale. Demander du temps autour de nous pendant que l’on met notre corps et notre âme à nue.

Lâcher prise

Cette fameuse charge mentale. Un concept flou, jusqu’à ce qu’on le vive et qu’il nous amène devant le plus beau spectacle de la maternité : l’apprentissage du lâcher-prise. Pour laisser de la place à ce besoin viscéral de tendresse avec notre nouveau-né, il faut prendre du recul face au quotidien. Mettre en rétrospective ladite nécessité d’effectuer toutes ces tâches considérées
comme importantes. Les après-midi passées collées contre ma fille à la bercer tranquillement sont des souvenirs d’une douceur infinie dans ma mémoire. Je ne comprends toujours pas où ces moments se sont envolés, remplacés par des séances de jeux qui me font m’ennuyer de mon tout petit bébé tout en me faisant vivre de la fierté de voir ma « grande » fille marcher. Une dualité constante entre les souvenirs et l’avenir.

Amour

Un enfant c’est pur. De l’honnêteté, de la générosité, mais surtout de l’amour à l’état pur. Un sentiment fort, d’une intensité jamais expérimentée auparavant, qui peut parfois même faire mal en dedans. Et derrière cet amour, se cachent de nombreuses décisions, un désir d’évolution, celui de devenir le parent que nous avons envie d’être. Une multitude d’étapes que nous traverserons avec notre bébé, avec notre conjoint. Celui qu’on avait choisi pour partager notre vie, qui est maintenant devenu papa. Et voir l’amour dans ses yeux. Et l’aimer encore plus. Le trouver encore plus beau. Nous aimer encore plus en tant que famille.

J’ai l’impression qu’on passe toutes un peu par un flot d’émotions qui est bien difficile à décrire et je n’avais pas de but particulier avec ce texte que celui de partager l’amalgame de sentiments qui m’habite quand je pense au fait que je suis maintenant maman depuis un an.