Vous le savez, j’appréhendais énormément l’arrivée de Laurier. Je vous ai écrit différents articles sur le sujet, dont celui-là particulièrement. J’avais peur de délaisser Roby, de ne pas savoir comment me diviser entre les deux, de ne pas aimer Laurier autant, j’avais peur de la charge de travail que ça demanderait d’en gérer deux en bas de deux ans. «T’es vraiment courageuse! » qu’on me disait. Eh bien le grand jour est finalement arrivé. Laurier est dans nos vies depuis maintenant un mois et la bonne nouvelle : toutes mes peurs se sont envolées.

Je dois dire que je suis vraiment agréablement surprise de mes premières semaines en tant que maman de deux enfants à plusieurs égards.

Tout d’abord, la dose d’amour est très forte. J’ai été sous le charme de Laurier dès les premières minutes. Nul besoin de vous dire que l’arrivée d’un bébé est une joie immense qui rassemble tout le monde. C’est beau de voir mon chum à nouveau papa, de voir Roby devenir grand frère, de voir mes parents devenir grands-parents encore. C’est beau de devenir maman une deuxième fois, de revivre encore toutes les belles choses que ça apporte la maternité. Bref, l’amour est au rendez-vous, ça, ce n’est pas une question!

Ensuite, pour mon sentiment face à Roby, la peur de perdre mon bébé ne s’est jamais présentée. La transition s’est faite tout naturellement. Ç’a été automatique: Laurier devenait mon bébé et Roby mon petit (grand) garçon. Chacun a sa place dans mon coeur et il n’y en a pas un plus important que l’autre. Vraiment. Je ne me sens pas du tout divisée entre les deux et je n’ai pas l’impression que Roby a une place plus importante parce qu’il est le premier ni Laurier puisqu’il est le nouveau. C’est juste un tout, un grand cercle d’amour infini, sans barrières, sans limitation, sans traces.

Côté «charge de travail», je suis étonnée à quel point ça se passe bien et que c’est facile. Passer d’être seuls en couple à avoir un premier enfant, c’est du travail. Ça change notre quotidien, nos habitudes, tout est nouveau, on crée carrément quelque chose à partir de rien. Bon, ça ne chamboule pas une vie non plus dans le sens où vous pouvez tout faire avec un bébé si la volonté vous le permet, de notre côté, nous avons pas mal gardé nos activités en les adaptant. Mais quand même, c’est beaucoup d’adaptation pour un couple! Je dirais donc que de passer de zéro à un enfant est beaucoup plus difficile que de passer d’un à deux. L’arrivée du deuxième ne change pratiquement rien. Il suffit de bien s’organiser et la clé, c’est le travail d’équipe! Notre routine est déjà tellement bien établie, alors on la suit et Laurier ne fait qu’embarquer dans la roue. Puisque c’est le deuxième bébé et que notre première expérience n’est pas très loin, tout est simple. On sait déjà comment faire, on est habitués, on n’est pas stressés. Il est certain que je passe plus de temps avec Laurier et que Roby est plus souvent avec son papa, mais on s’assure quand même d’avoir nos moments avec l’un et l’autre et la majorité du temps, nous sommes quand même les quatre ensemble (le soir et le weekend je veux dire, parce que papa est de retour au travail depuis les 3 jours de vie de Laurier, son métier l’oblige).

Pour ce qui est de la réaction de Roby à l’arrivée de Laurier, j’avoue que ce n’est pas tout à fait ce à quoi je m’attendais hahaha j’ai tellement voulu filmer la toute première rencontre pour que finalement, Roby n’ait aucun intérêt pour Laurier. Littéralement. Malaise! lol ça a pris un bon 15-20 minutes avant qu’il veuille l’approcher et lui donner un bec. Mais ça n’a pas été très long puisque maintenant il veut souvent le prendre, lui donner des becs, lui faire des câlins. La très grande majorité du temps, il est super doux avec lui. Il lui flatte la tête, lui donne la suce lorsqu’il pleure. Il a été dur avec lui une fois seulement jusqu’à maintenant parce qu’il était trop énervé. Ouf! On devient des mamans ourses quand ça arrive, vous ne trouvez pas? J’ai eu ce sentiment tellement primitif de protection qui m’a emparé, j’en étais surprise. J’ai été fâchée contre Roby et je n’ai pas voulu lui parler toute une après-midi! C’est tellement niaiseux, je sais bien qu’il est encore petit et qu’il a des réactions qu’il ne contrôle pas, mais cette force de protection qui m’a envahie était vraiment forte. Animal! Sinon, Roby n’a pas vraiment eu de phase de jalousie. Je sens qu’il est plus colleux, qu’il veut ses moments avec sa maman, mais quand on comprend ce principe de ne pas limiter maman avec le nouveau-né et papa avec l’autre enfant, tout est sous contrôle. Alors quand Roby me réclame, je passe du temps avec lui. C’est important pour moi de ne pas refuser cette demande pour ne pas qu’il pense que je le délaisse pour Laurier. Donc à moins d’allaiter ou d’être vraiment à autre chose, je prends toujours le temps d’être avec lui lorsqu’il le demande.

Bref, si vous me posez la question en ce moment, comment c’est d’avoir deux enfants? Je vous répondrais que c’est merveilleux, qu’on exagère trop souvent quand on dit que c’est vraiment de la job. Je veux dire… Ça reste que c’est deux petits bouts d’humains à éduquer, soigner, nourrir et à prendre soin, mais c’est aussi le double d’amour. Et ce n’est pas le double d’organisation. Quand on part, on prépare déjà un sac. C’est quoi d’ajouter des choses dedans? On fait déjà les courses pour un enfant, c’est quoi d’ajouter quelques items dans le panier? Bon, il y a toujours des moments moins évidents, comme dans toutes situations, je ne vous dis pas du tout que c’est parfait, mais overall, au risque de sonner folle, je trouve ça relativement facile. Est-ce que je suis fatiguée? Ben oui, je ne suis pas superwoman. Mais mes nuits ne seront pas plus longues avant un petit bout donc une fois qu’on l’accepte et qu’on sait que ça ne changera pas, on est ben moins fâchées et on s’organise des activités!

À voir si ça restera comme ça… 😉 Comment vous avez trouvé l’arrivée du deuxième enfant?

 

Photo de couverture par Laurie-Anne Thuot