Dans mon précédent article juste ICI, je vous parlais de mon choix d’être suivie par une accompagnante. Je promettais aussi de vous raconter sa présence à l’accouchement et donc de vous faire le fameux récit de la naissance de mon fils!

Premièrement, j’ai été en phase de latence pendant 10 jours! Après une visite chez le médecin le 19 octobre où j’étais effacée à 30, j’ai commencé à avoir des « fausses » contractions aux 4 minutes environ, ce qui annonçait le début tranquille du travail. Jacynthe était donc au bout du téléphone tous les jours afin de prendre des nouvelles. Est-ce que le travail démarrait réellement ou ça continuait à stagner ? On se tenait au courant quotidiennement des avancements. Son support était très apprécié, je me sentais écoutée et rassurée. Elle me posait plusieurs questions et m’expliquait où j’en étais avec les symptômes que je lui décrivais. Le samedi 22 octobre, j’étais fatiguée, les contractions, quoique non douloureuses, étaient épuisantes puisqu’elles étaient si constantes et fréquentes. Je me suis donc rendue à l’hôpital afin de voir comment le travail avançait. J’étais rendue dilatée à 1,5 et effacée à 40. J’ai perdu le bouchon muqueux le dimanche 23 octobre. Ça avançait bien! Le rendez-vous suivant avec mon médecin, le 28 octobre en début d’après-midi, j’étais effacée à 60 et dilatée à 2,5. Mon médecin m’a donc proposé un stripping (décollement des membranes) , que j’ai accepté avec plaisir, j’avais très hâte que le travail s’active pour vrai. La latence commençait à être longue! Il nous a prescrit une longue marche et plein de câlins pour déclencher l’accouchement. 😉 Ce que nous avons fait! Vers l’heure du souper, les contractions se sont intensifiées et étaient aux 7 minutes. Ce n’étaient plus des fausses, je peux vous le dire! Jacynthe était prête à nous rejoindre d’une minute à l’autre, elle prenait des nouvelles toutes les heures afin de voir quand serait le bon moment. Nous voulions faire une partie du travail à la maison. Vers 11:30, avant le dodo, les contractions étaient aux 5-6 minutes. Je suis donc allée me coucher afin de voir si elles deviendraient plus fréquentes. Vers 1:30 du matin, elles étaient aux 3-4 minutes. C’était donc l’heure de se rendre à l’hôpital, YÉ! Pas le temps que Jacynthe vienne à la maison, elle nous rejoindrait à l’hôpital.

Arrivée à l’hôpital vers 2:30, j’étais dilatée à 3,5 et effacée à 80, un bel avancement depuis l’après-midi! Par contre, le bébé n’était pas accoté, ce qui veut dire qu’il était impossible de rupturer les eaux. Les infirmières m’ont proposé de prendre un bain et une marche afin de voir si ça avançait, sinon je devrais retourner à la maison et arrêter le travail (NON! Je voulais tellement pas). Après 1:00, le travail n’avait pas avancé, mais le bébé était accoté, YES! Ils pouvaient donc m’admettre officiellement. Il faut dire que Jacynthe a bien parlé aux infirmières en insistant sur le fait que j’étais fatiguée et que le travail durait depuis un long moment. Sans elle, je crois qu’on m’aurait renvoyé à la maison! En arrivant dans la chambre qui nous était désignée, Jacynthe a installé les chandelles, le diffuseur et tamisé les lumières afin de créer l’ambiance parfaite pour que je puisse me recentrer et créer ma bulle. C’était vraiment génial de pouvoir oublier un peu que je me trouvais à l’hôpital, un milieu pas toujours très confortable. Toute la nuit, les contractions se sont intensifiées et sont devenues plus régulières, aux 2 minutes environ. La douleur était intense, j’en étais malade. Mais ça prouvait que le travail avançait donc j’étais concentrée. Je faisais du ballon, j’ai pris un bain, je marchais un peu. Mon copain et Jacynthe étaient présents à chaque contraction, en me tenant la main, me faisant des points de pression et appliquant le coussin chauffant dans mon dos. Leur présence était vraiment appréciée! Jacynthe s’assurait également de bien faire le pont avec les médecins et les infirmières, j’étais donc vraiment seulement concentrée dans mon accouchement et je ne tenais pas du tout compte du reste. Elle s’occupait de tenir tout le monde des avancements.
À 9h du matin, la médecin de garde est venue me voir et m’a proposé de rupturer les eaux si j’étais dilatée à 4. Je l’étais! J’ai donc accepté, je voulais vraiment accoucher. Mais à ce moment, tout a changé. Dès la rupture des eaux (qui est un moment assez particulier en passant, on se vide littéralement), mes contractions ont totalement changé. Elles étaient violentes. Je n’étais plus capable de marcher, plus capable de m’asseoir, plus capable d’aller aux toilettes. À un certain moment, je me suis littéralement écroulée par terre, hurlant de douleur. Je ne pouvais pas croire que les contractions étaient devenues aussi insupportables, aussi rapidement! J’ai donc demandé à l’infirmière l’épidurale, c’était trop insupportable. En plus, Jacynthe m’a dit que normalement, on dilate d’un centimètre à l’heure. Je ne pouvais donc pas m’imaginer devoir vivre ce calvaire pendant un autre 6h! Mon copain et Jacynthe m’ont questionné à savoir si c’était réellement ce que je voulais, puisque j’avais spécifié que je ne voulais pas l’épidurale et même de ne pas me la proposer. Mais ils ont rapidement vu que j’étais tordue de douleur et que je ne pourrais pas supporter ça trop longtemps. Eh bien, j’allais devoir le supporter finalement puisque l’anesthésiste n’était pas disponible! Ça a pris une heure avant qu’il puisse venir nous voir. Pendant cette heure, je suis vraiment entrée à l’intérieur de moi et je ne me concentrais que sur mes respirations. J’étais en transe! Quand j’ai finalement eu l’injection, l’infirmière a vérifié j’en étais où et j’étais dilatée à 8! J’avais donc dilaté de 4 centimètres en une heure! J’étais sous le choc, ça pouvait bien me faire aussi mal! Jacynthe a donc proposé à mon copain de descendre prendre un café et quelque chose à grignoter pendant que j’étais plus calme maintenant que j’avais reçu l’épidurale, puisque j’allais accoucher dans les heures suivantes. Lorsqu’il est revenu, 5 ou 10 minutes plus tard, j’étais dilatée à 10! C’était l’heure de pousser! Je n’en revenais pas. Le travail avait littéralement tout été fait en 1h! L’épidurale n’avait pratiquement pas eu le temps de faire effet. D’ailleurs, le coeur de Roby était un peu faible, ils m’ont donc demandé de me coucher sur le côté gauche, donc je n’étais gelée que de ce côté et que je sentais TOUT du côté droit. Malgré la douleur, j’étais assez contente de bien pouvoir sentir les contractions et la poussée, ce pour quoi à la base, je ne voulais pas prendre l’épidurale. J’avais peur de ne pas bien être consciente de mon corps. Jacynthe m’a bien dirigé et expliqué comment bien pousser et respirer. Ça a fait toute la différence! Malgré les menaces de la médecin de vouloir utiliser les forceps et me faire une épisiotomie (ce que j’ai systématiquement refusé), j’ai réussi à ne pas déchirer et à bien pousser le bébé sans devoir n’utiliser aucun outil pour le sortir grâce aux encouragements de Jacynthe et de mon copain et de leurs directions précises. Bébé est finalement né à midi! Après seulement 40 minutes de poussée. Un beau 7,7 livres, 21 pouces. J’ai pu prendre le temps de faire du peau à peau, de le regarder et de le coller avec papa pendant une bonne heure et demie avant que les infirmières prennent Roby pour le mesurer, le peser, l’essuyer et lui donner de la vitamine K. Un moment tellement important et privilégié! Encore une fois, c’est grâce à Jacynthe qui a précisé au personnel médical de nous laisser un moment avec notre fils avant de le prendre. Il était super calme et serein. Et après une heure, j’étais déjà capable d’aller à la salle de bain et marcher! Une autre peur que j’avais de l’épidurale.
C’est ce qui conclut pas mal mon accouchement! Un accouchement différent de ce que j’avais imaginé (beaucoup plus rapide et avec l’aide de médicament), mais je ne regrette rien du tout. Les peurs que j’avais se sont avérées fausses, j’ai un beau bébé en santé et je peux dire qu’après tout, je suis très heureuse d’avoir eu un aussi bel accouchement! Je vous conseille fortement d’être suivie par une accompagnante, je suis vraiment heureuse d’avoir eu Jacynthe avec nous avant le grand jour, pour tout nous expliquer, pendant l’accouchement pour tout son support et maintenant après pour toutes mes petites questions et le suivi de mon petit Roby avec l’allaitement et le reste.

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